Pour l’environnement

L’augmentation de la consommation de viande et de poisson à l’échelle mondiale est en train de provoquer un véritable désastre écologique. Le rythme de croissance de la population mondiale, associé à l’aspiration des pays du Sud au même niveau de vie que celui des pays riches, s’accompagne, en amont, du développement d’élevages industriels, qui perturbent les écosystèmes devenus fragiles. Il existe pourtant une solution simple et viable pour préserver notre environnement : devenir végétarien.

Déforestation

Le régime végétarien est beaucoup moins gourmand en espace utile alimentaire qu’un régime carné. D’après un calcul établi en 1990 par le Programme mondial sur la faim, à l’Université Brown (États-Unis), les récoltes récentes suffiraient à nourrir 6 milliards de végétariens, alors que, pour nourrir autant de personnes ayant une alimentation riche en viande, nous serions déjà en déficit de terres. Ce qui signifie que, pour satisfaire la demande mondiale de viande, qui a quintuplé depuis les années 50, il faut raser des forêts.

Selon un article paru dans Le Point du 22 juin 2006 (« Elevages : une catastrophe écologique ») : « L’élevage industriel réclame des quantités astronomiques d’aliments qui monopolisent 29% de la surface terrestre sous forme de pâturages et de cultures fourragères ». C’est ainsi que, faute d’espace, l’industrie de la viande grignote des hectares de forêts tropicales humides et de forêts primaires. Selon le Directeur du Centre international pour la recherche forestière, David Faimowitz, « nous pouvons dire que les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée ».

Gaspillage et pollution de l’eau

L’agriculture utilise 70% des ressources en eau douce, et la demande ne fait que croître.
L’eau utilisée comme boisson, de 2 à 5 litres par jour et par personne, ne représente que le millième de l’eau utilisée pour produire l’alimentation. En moyenne, une alimentation carnée nécessite plus de 15 000 litres d’eau par jour et une alimentation végétarienne 5000 litres. À titre de comparaison, 1 kg de bœuf équivaut à une année de douche ! [1]

Il faut jusqu’à 15 000 litres d’eau pour obtenir 1 kilo de bœuf nourri aux céréales alors que la production d’un kilo de blé nécessite de 1 000 à 2 000 litres d’eau [2].

En outre, les élevages, du fait de la quantité d’excréments et d’urines rejetés par le bétail, polluent les rivières et les nappes phréatiques. En France, 90% des nappes phréatiques sont polluées par les pesticides (cultures) et les nitrates (lisier). Les antibiotiques, stéroïdes et hormones de croissance polluent aussi. Aux Etats-Unis, les fermes-usines génèrent plus de 130 fois la quantité de rejet de la population (source Conseil Américain pour la Protection des Ressources Naturelles).

De même l’aquaculture et la pisciculture sont des activités très polluantes. La croissance de ce secteur est en partie due à la surpêche et donc à l’effondrement de populations sauvages (cabillaud, flétan, turbot...). En France, quasiment 100% du saumon consommé provient d’élevages. Or, en 1998, selon le recensement de la salmoniculture française (source Ministère de l’agriculture), 66% des sites de production ne traitent pas leurs rejets. En outre, la densité de population est telle qu’il en résulte une pollution de l’environnement par les émissions de composés azotés et d’ammoniac.

Changement climatique

Le méthane est un gaz à effet de serre. Au plan mondial, 22% des émissions de méthane proviennent du lisier, des flatulences et des éructions du bétail. Or, il ne faut pas oublier que les élevages sont une industrie humaine et non une réalité naturelle. Il existe donc une forte corrélation entre l’alimentation humaine et les émissions de méthane. Selon un sondage réalisé en janvier 2006, 61% des français sont prêts à réduire leur consommation de viande pour lutter contre le réchauffement climatique. [3]

Consommation d’énergie

Bien souvent, lorsqu’on évoque « consommation d’énergie », ce n’est pas le steak qui vient d’abord à l’esprit, et pourtant... Le voyage que parcourt un morceau de viande pour arriver dans l’assiette consomme des quantités énormes d’énergie fossile. Le cycle débute avec la culture de céréales pour nourrir les animaux, culture qui utilise beaucoup de produits à base de pétrole. Il faut ensuite acheminer le fourrage vers les élevages, transporter le bétail à l’abattoir (parfois sur des milliers de kilomètres) ; à l’abattoir on procède à la transformation ; vient ensuite la chaîne du froid, jusqu’à la distribution. Bref, « le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 km ! l’agneau de lait : 180 km ! le bœuf : 70 km ! ». [4]

Selon les géophysiciens de l’Université de Chicago, compte tenu de la quantité de combustibles fossiles consommés par l’ensemble de la filière alimentaire, il apparaît qu’être végétarien génère annuellement une tonne et demie d’émissions polluantes de moins qu’une personne suivant un régime de type américain : encore mieux que de remplacer son auto roulant à l’essence par une auto hybride (une tonne de moins de CO2) !

[1John Robbins, dans The Food Revolution - How your diet can help save your life and the world

[3Sondage réalisé par l’institut TNS Sofres pour Le Pèlerin effectué le 18 janvier 2006 sur le réchauffement climatique. Résultats complets

[4Le Point, 22/06/06 « Elevages : une catastrophe écologique »




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